![]() |
Cette rubrique vous propose dès à présent et jusqu'en juin, les articles de presse parus dans l'Echo de la Printse et retraçant toutes les étapes de la vie du club, de ses premiers balbutiements en 1954 à aujourd'hui. Bonne lecture ! |
| janvier | février | mars | avril | mai | juin |
| La conquête d’un terrain |
| L’exil forcé a
marqué le destin de l’Etoile Sportive Nendaz
de 1960 à 1980. Vagabond ou locataire, le club a fêté plusieurs succès. |
L’adolescence de l’Etoile Sportive Nendaz a été marquée par de longues années d’exil. Locataire ou vagabond, il a connu plusieurs succès. L’Etoile Sportive Nendaz a vécu son adolescence loin de sa terre natale. Portée sur les fonts baptismaux en 1960 par les membres du FC Baar, elle évolue sur des terrains de plaine au gré des accueils qui lui sont réservés. Le statut de sans domicile fixe ou de locataire ne lui convient pas. L’assemblée générale du 15 juillet 1964 propose dans son ordre du jour les «démarches à faire pour la création d’une place de sports à Nendaz». L’espoir porte le nom de Chardonnet où le procès-verbal situe déjà «les aménagements» à effectuer. Un commission présidée par Manu Pitteloud prend en charge le dossier. La longue quête commence. «Plusieurs sites se sont succédé au fil des projets et des difficultés rencontrées» se souvient Roger Fournier, président du club de 1967 à 1975. «Plan-Baar où nous avions le fameux terrain décoré d’un arbre, La Moury, Saint-Sébastien ou Chardonnet. L’emplacement final de Beuson a essuyé de nombreuses critiques lorsqu’il a été envisagé. Je ne croyais plus une solution possible.» Plus de dix ans de négociations et d’approche précéderont la réalisation. |
Le recours à la faucheuse Les obstacles se sont dressés sur la route du retour à la maison. «Comment trouver 10'000 m2 que les propriétaires accepteraient de lâcher à un prix raisonnable ?» résume Roger Fournier. Les écrits du FC soulèvent le problème. Manu Pitteloud, le président de la commission, «demande à l’assemblée de ne pas faire trop de bruit en ce qui concerne les emplacements prévus afin que les propriétaires ne deviennent pas trop gourmands.» Les contraintes de l’exil ont réservé quelques surprises. «L’état du terrain où évolue aujourd’hui le FC Aproz nous avait obligés à remonter chercher une faucheuse à Brignon avec Luc Gillioz avant un match contre Saxon 3. La surface était propriété de l’armée, elle ne connaissait pas le gazon. Les autres membres de l’équipe avaient récupéré des râteaux à l’école d’agriculture voisine. Nous avions gagné 24-0. L’échauffement avait fait la différence.» |
| FC Nendaz 1 - saison 1975 / 1976 2e du groupe 1 de 3e ligue et promu en 2e ligue |
|
En train à
Chalais
Le Parc des Sports sédunois héberge les Nendards durant de longues années. «La saturation du terrain a incité la commune de Sion à nous refuser le droit d’utilisation. Nous avons trouvé une solution à Chalais où nous nous sommes toujours bien arrangés avec Camille Antille. Ce n’était pas la plus proche, mais trouver un club qui accepte de louer sa surface de jeu n’était pas facile.» Un dimanche sans voiture au niveau fédéral bouscule les habitudes. «Nous avions pris le car jusqu’à Sion, le train pour Sierre et le car pour Chalais. André Métrailler nous avait offert le repas au Français après le match.» Plusieurs succès saluent ces balades valaisannes. Une promotion en 3e ligue en 1968 pour la une suivie d’une ascension en 2e ligue en 1976. Roger Fournier ne |
portait plus que la casquette de joueur pour cette grande première dans l’élite cantonale. «L’esprit d’équipe était notre grande force. Nous jouions ensemble depuis plusieurs années. Henri Vouillamoz, ancien président du FC Sion, nous avait payé le gueuleton aux Fougères après les finales. Champagne et cigares. Ce repas et celui offert par André Métrailler sont les seuls primes de notre carrière.» L’aventure au niveau supérieur est éphémère. L’ES Nendaz retrouve la 3e ligue la saison suivante. Elle attend toujours son terrain. Une dernière alerte intervient en 1979. «L’épine du pied du FC est le terrain de Beuson pour lequel une attente de quelques mois est souhaitée au-delà desquels il faudra envisager d’autres solutions» est la dernière apparition du «stade des Grangettes» dans les procès-verbaux des assemblées avant sa réalisation. La libération est proche. |
Les
premiers pas des juniors
L’exil forcé a longtemps privé l’ES Nendaz d’une section juniors. Le règlement de jeu l’interdisait. Une équipe de juniors A est inscrite au championnat valaisan pour la première fois en 1964. «Les joueurs ne manquaient pas» rappelle Roger Fournier. «Plusieurs jeunes de Brignon jouaient avec les juniors de Châteauneuf notamment. La création d’une équipe a permis d’en rapatrier quelques-uns. Il existait beaucoup moins de concurrence pour le football à l’époque.» Les rapports successifs des entraîneurs |
lors des assemblées générales soulignent des problèmes récurrents : l’indiscipline, l’obligation de disputer toutes les rencontres à l’extérieur, les déplacements. Président, joueur de la une, Roger Fournier a ajouté la direction des juniors lors d’une saison. «J’utilisais le bus d’entreprise du frangin pour les déplacements. Il fallait parfois trafiquer la feuille de match pour aligner onze joueurs.» Le cumul des fonctions montre également la difficulté chronique de trouver un technicien pour les jeunes même si le talent ne manquait pas. Les Nendards ont fêté un titre cantonal en 1968. |
| Juniors A - Saison 1966/1967 |
|


De
gauche à droite, debout: Roger Fournier,
Roland Métrailler, Michel Fournier, Roger
Métrailler, Peter Eggel, Maurice Maytain,
André Fournier (entraîneur)